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mardi 3 octobre 2017

Tirer pleinement profit du dividende démographique dans la région du Sahel: Contribution de Zayrah Sahel


Le 30 Septembre 2017, s’est tenu le premier numéro des « Samedi du Sahel » à l’Institut Africain de Management (IAM) de Dakar, Sénégal. Organisé par Zayrah Sahel, le sujet de cette causerie-débat était : « Comment tirer profit du dividende démographique dans la région du Sahel pour renforcer sa gouvernance ?». Elle entre dans le cadre du thème de l’année,de l’Union Africaine, intitulé: « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ». Elle a connu la participation des organisations de jeunesse des pays du Sahel présents à Dakar, d’universitaires, d’activistes et de journalistes.

La diversité des participants composée en majorité de jeunes et la participation active aux discussions ont démontré combien crucial est la question du dividende démographique et de sa gestion pour une meilleure gouvernance dans la région du Sahel. Modéré par M. Michaël MATONGBADA (Coordonnateur de Zayrah Sahel), le panel de discussion était constitué de M. Cheick SECK (Economiste-Planificateur), Mme Fanta DIALLO (Sociologue, activiste et blogueuse à GalSenCitizen) et M. Babacar NDIAYE (Chargé des opérations, WATHI Think Tank). 

Les échanges ont débuté par une présentation de l’objectif visé par les « Samedi du Sahel » qui se veut être une plateforme de réflexion où les jeunes s’approprient des questions d’importance majeure pour la région et mettent leur créativité au service de la résolution de ces défis, et ce, dans le cadre des responsabilités de la jeunesse africaine contenues dans l’article 26 de la Charte Africaine de la Jeunesse. Les échanges ont permis de démystifier le terme : « dividende démographique » et ont progressivement permis d’établir son lien très étroit avec la gouvernance. 

En effet, il a été démontré au cours des débats que face à la proportion relativement grande de la population en âge de  travailler que connaît les pays du Sahel et le Sénégal (comme les autres pays de l’Afrique), il faut pouvoir en saisir l’opportunité, au risque qu’elle devienne une menace. 

Et pour cela, la réponse des Etats concernés, des communautés économiques régionales, des acteurs de la société civile, du secteur privé et de la jeunesse est très importante. Les jeunes présents ont pris la mesure de l’urgence, et à cet effet, ont exprimé leur engagement à s’investir davantage dans la création de richesse et d’emplois dans leurs pays mais également de contribuer au renforcement de  la coopération économique régionale et à l’autonomisation des jeunes. 

De nombreuses recommandations ont été adressées à l’endroit des décideurs nationaux, régionaux et internationaux, notamment :
  •  Améliorer l’éducation à travers une éducation de qualité pour tous, en adéquation avec le marché de l’emploi;
  • Réduire la proportion de jeunes sans emploi à travers la création d’entreprises et d’emplois durable ;
  •  Valoriser le secteur privé local des pays de la région car il contribue fortement au secteur public ;
  •   Renforcer la coopération régionale et nos Communautés Économiques Régionales afin d’en tirer pleinement profit pour une meilleure gouvernance (politique, économique, sociale) de nos pays ;
  • Investir dans la santé et le bien-être des jeunes et des femmes ;
  • Renforcer les capacités des jeunes pour leur permettre une meilleure contribution à la gouvernance dans leurs pays et une autonomisation.

En conclusion, cette conférence-débat a montré l’intérêt de la question pour les jeunes de la région et des membres de la société civile mais également le défi qu’il constitue pour nos Etats et le bien-être de ses populations. Il est important d’informer et de sensibiliser la jeunesse sur cette question que bon nombre ignorent et considèrent illusoire. La pléthore de questions a montré que cette thématique devrait être amplement discutée et les actions en cours par les Etats de la région du Sahel et le Sénégal devraient être exposées à la connaissance de la population et les efforts doivent être consolidés.

Un article de l'Equipe Zayrah Sahel

jeudi 28 septembre 2017

Gouvernance: Pourquoi le Sahel (et le G5 Sahel) doit compter sur sa jeunesse pour mieux se porter!


Copyright: RFI

Depuis sa création en Février 2014 par cinq États du Sahel : Burkina Faso,  Mali, Mauritanie, Niger et Tchad, le G5 Sahel se met progressivement en place. Le G5 Sahel ou « G5S » est dit être : « un cadreinstitutionnel de coordination et de suivi de la coopération régionale enmatière de politiques de développement et de sécurité »




Bien que tous ces pays appartiennent déjà à des ensembles régionaux différents, le G5 Sahel était facile à réunir, en fonction d’une homogénéité entre ses peuples et la position géostratégique de la région qui se veut être le nid de la radication de la jeunesse africaine favorisant ainsi le développement d’activités terroristes. La région offre malheureusement la facilitation de l’émigration des jeunes ouest africains vers l’Europe, par les routes méditerranéennes, sans oublier que le Sahel connaît des conflits ethniques latents et une insécurité grandissante née de plusieurs facteurs dont la question de la gestion d’eau, causée par les changements climatiques.

Avec une telle fragilité de ses Etats, l’examen des questions liées au dividende démographique semble devenir une priorité en Afrique pour, non seulement convertir la force et la poigne des jeunes (surtout lettrés) dans leur activisme pour un bien-être en une force ouvrière, mais aussi concentrer leurs efforts sur une approche plus globale de la gestion de la chose publique, au triple niveau de la gouvernance étatique: politique, économique et sociale.

Dans la quête des solutions pour une meilleure de gouvernance politique, la garantie de la pratique démocratique dans tout son ensemble, la réalité de l’alternance et de la transparence lors des élections, la promotion des droits civils et politiques les plus basiques sont autant de sujets qui pourraient positionner la jeunesse comme le plus fort maillon et avant-gardiste de la société. Le volontariat d’une jeunesse, si bien formée et engagée, peut aider à s’assurer que le droit de vote de tous les citoyens est respecté et sécurisé.

En matière de gouvernance économique, une plus grande part de la résolution des questions peut être dévolue à la jeunesse qui peut aider à trouver des solutions durables à la lutte contre les crimes économiques, développer l’économie rurale, renforcer l’efficacité de l’administration publique, réduire les dépenses liées à la santé publique (par exemple) tout en se basant sur leur sens d’imagination, d’innovation et de créativité.

Sur le registre de la gouvernance sociale, il est possible de réussir à convertir les jeunes, grands bénéficiaires des services sociaux de l'Etat, en acteurs, catalyseurs et leaders des initiatives de haute portée sociale, dans le sens d’une « auto-autonomisation » pouvant être dupliquée et élargie. Pour ce faire, la jeunesse de chaque Etat, qu’elle se trouve à l’intérieur du pays ou dans la Diaspora, pourrait faciliter un transfert de compétence et de valeurs qui véhiculent le travail, l’amour de la patrie, le sens de la collaboration, de la diversité et de la tolérance entre ethnies, classes et castres sociales.

Pour y arriver, il requiert, tout banalement, que la jeune génération actuelle, mieux que par le passé, s’approprie les questions d’importance majeure pour la région à laquelle elle appartient et prenne ses responsabilités, tel qu’exige l'article 26 de la Charte africaine de la Jeunesse. ! 

C’est dans ce contexte que loin des grands et sporadiques fora dont les résultats font encore attendre, Zayrah Africa, une Agence de développement créée et gérée par des jeunes africains, à travers sa coordination régionale « Zayrah Sahel », a pensé à une mobilisation CONSTANTE, MENSUELLE des jeunes de la Diaspora de la Région du Sahel, au cours des « Samedi du Sahel ». Le simple but de cette initiative est d’accroître durablement la participation et la contribution des jeunes aux efforts de gouvernance de leurs pays respectifs et de la communauté.



Pour sa première édition prévue le 30 de Septembre 2017 à Dakar à l’Institut Africain de Management (IAM), le « Samedi du Sahel » articulera les discussions autour de : « comment tirer profit du dividende démographique dans la région du Sahel pour renforcer sa gouvernance ». Ce sera une conférence – débat  suivie de propositions, de recommandations et surtout d’engagements des participants à aider, même à un niveau micro, à l’édification d’une meilleure gouvernance, tant politique, économique que sociale, au sens de la Charte Africaine de la Démocratie, des Elections et de la Gouvernance.

Ce numéro 1 des « Samedis du Sahel », qui regroupera des membres de la société civile, d’universitaires, de chercheurs, d’autorités politiques et étatiques et d’organisations de jeunesse de la région du Sahel et du Sénégal, permettra de proposer des recommandations pertinentes à l’endroit des décideurs pour une meilleure capture du dividende démographique dans la région afin de renforcer sa gouvernance.

Il faut souligner que ce sujet de discussion entre dans le cadre du thème de l’année 2017 de l’Union africaine, intitulé : « Tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ».


Zayrah Sahel est membre de la société civile Ouest et est basée au Sénégal. Il fait partie du réseau de Zayrah Africa basé en Afrique du Sud et présent en au Mozambique, en Tunisie, au Bénin et au Cameroun (à travers Zayrah Foundation). Pour de plus amples informations, veuillez contacter le Coordonateur de Zayrah Sahel, Monsieur Michael MATONGBADA par email : info.zayrahsahel@gmail.com ou par téléphone : +221 77 476 79 46.

lundi 28 août 2017

Sur le combat de KEMI SEBA et les problèmes fondamentaux que pose le franc CFA

Un article de Marius Chabi, Économiste Béninois
Kimihurura, le 28 August 2017


Tous droits réservés à l'auteur de la photo.
Le combat et la cause de KEMI SEBA sont justes et sans équivoque. Si vous saviez comment les africains anglophones et lusophones nous traitent de cons et d'imbéciles! Mais comme on peut imaginer, lorsqu'on est resté longtemps dans une situation même misérable, on la prend pour normale et même satisfaisante. Un proverbe africain ne dit-il pas? "Celui qui n'a pas mangé la sauce d'une autre femme pense que c'est sa mère qui est la meilleure cuisinière au monde?" 

Plus loin, nous voyons dans l'attitude de défenseurs d'une certaine "légalité" (Kemi ne doit pas brûler un billet, la loi c'est la loi, ce n'est pas parce qu'on va sortir du FCFA que nos problèmes seront réglés, etc.) l'attitude même des personnes dont l'Afrique n'a pas malheureusement en réalité besoin... Ils sont pour la plupart des jeunes qui ont rêvé aller étudier en France ou en Europe sans succès donc ils ont développé un complexe d’infériorité vis-à-vis de l’Europe et de la France. Ils ne lisent pas (on sait que les africains lisent peu… mais eux ils passent leur temps à lire les postes sur facebook et croient que cela remplace la lecture), ils sont abonnés des chaînes françaises (TF1, RFI, France 24, Voice, etc.) et regardent les championnats de foot à longueur de journée; quand ils prennent leur vacances c’est aller les passer 100% hors d’Afrique comme si l’Afrique était répugnante, quand leurs frères africains font quelque chose d’extraordinaire, ils en sont frustrés tant que les autres n’ont pas donné son approbation, etc… La liste est longue! 

Revenons au sujet et faisons quelques rappels d’économie monétaire:
Comment la monnaie affecte le niveau de richesse d’un pays?
En Économie, on sait que le PIB (Produit Intérieur Brut) ou encore le niveau de richesse d’un pays est: PIB=C+I+G+ (X-M) ou C=dépenses de consommation, I= investissement, G=Dépenses du Gouvernement, X-M: Exportation moins les importations .
De cette égalité et surtout du signe (-) qui précède les importations, un pays qui importe plus aura tendance a être pauvre par rapport a un pays qui exporte plus. Comment comprendre le X-M?

Lorsque ce solde (X-M) est positif cela signifie que vous exportez plus en d’autres termes vous vendez plus aux autres pays. Comment pouvoir vendre plus? C’est simple, il suffit que les autres pays qui veulent acheter vos produits aient a dépenser relativement moins de leur monnaie. C’est–a-dire qu’en voulant acheter votre produits ou vos merchandise, cela leur revient “moins cher”. C’est la que se situe le PREMIER PROBLÈME du FCFA. 1 EURO= 655 FCFA et cela ne change pas! Plus important, 1 EURO = 1.19 USD, 1 EURO = 76.22 INR (Monnaie indienne) ; 1 EURO=3.77 Real (Monnaie Brésilienne) ; 1 EURO = 130 YEN ( Monnaie Japonaise), 1 EURO = 0. 92 Livre Sterling (Monnaie de l’angleterre), 1 EURO = 7.92 Yuan (Monnaie Chinoise).

Vous avez commencé à comprendre l’enfumage – lorsque le taux de change est supérieur à 1 vous êtes généralement mal positionné par rapport à l’autre monnaie! L’EURO est une monnaie forte sans aucun doute. Ceci signifie que les autres pays (hors EUROPE) devront “dépenser plus” pour acheter nos produits et plus subtil avec peu d’argent les Européens peuvent venir ramasser a vil prix nos produits et matière première. C’est ce qui se passe d’ailleurs! Le taux de change explique aussi entre autres les problèmes de compétitivité de l’Europe vis-à-vis de la Chine, du Japon et du Brésil, mais la n’est pas ce qui nous intéresse. 

La question que l’on peut se poser dès l’instant est: Qui fixe le taux de change alors? Et ceci est une question pertinente. La réponse simple est : C’est le gouvernement d’un pays à travers sa banque centrale. 

Mais c’est là le DEUXIÈME PROBLÈME AVEC LE FRANC CFA. Les gouvernements de la zone FCFA ne sont pas responsables de leur monnaie. C’est le tresor Francais (Ministere des Finances) qui a fixe le fameux 1 EURO=655 FCFA! C’est le même qui a décidé de la dévaluation du FCFA du 11 Janvier 1994 et plus récemment a poussé le FMI a considéré dévaluer le FRANC de la zone CEMAC en 2017 contre lequel le Cameroun s’est insurge.

LA SUITE APRES. Dans la suite, j’aborderai : l’inflation ,le taux d’intérêt (c’est-à-dire le prix auquel on passé l’argent qui sert à financer les entreprises qui créent la richesse et l’emploi) et enfin la guerre perdue d’avance du CFA dans la guerre des monnaie. Ces problèmes qui font que le FCFA n’est qu’une monnaie entièrement contre les Africains.

Quelque questions: Connaissez-vous le taux d'intérêt dans la BNP ou SG en France? Quel est le taux d'intérêt au Bénin de la même SGB? Qu'est-ce envenime les relations entre les USA et la Chine ces 10 dernières années?

SI vous êtes impatient et voulez en découvrir plus, lisez essentiellement ceci:
1) https://www.herodote.net/11_janvier_1994-evenement-19940111… (la devaluation et bref apercus sur le pouvoir d’achat 
2) https://www.goodreads.com/book/show/11515298-currency-wars (publie par un Chinois et lu par tous les officiels chinois pour comprendre la 3) https://www.amazon.fr/Sortir-lAfrique-servitu…/…/ref=sr_1_1… (Ce livre explique en details les mecanismes de l’esclavage) 4) https://www.amazon.fr/Limprovisation-%C3%A9co…/…/ref=sr_1_2…